Maitre Tseng, l’artiste qui capture ses souvenirs d’enfance

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« Goût, arôme et parfum agissent et interagissent dans la perception du monde. »

elle raconte une étrange histoire, presque irréelle. il est à Taïwan une fleur qui ne s’ouvre qu’une fois par an, la nuit. quand elle était enfant, ses parents la réveillaient tous les ans, cette nuit là, afin qu’elle puisse la respirer. comme dans un conte. et ce moment sacré a développé sa mémoire olfactive. capable de mémoriser les odeurs les plus subtiles des thés, elle est la seule femme à faire partie des 10 plus grands experts de thé au monde. on l’appelle maître Tseng.

par son père, elle descend de Zengzi, 1er disciple de Confucius. par sa mère, elle est issue des planteurs de thés. en Orient, l’art du thé est considéré comme l’un des plus hauts degrés de civilisation. elle l’a étudié enfant avec le vénérable maître chinois Zhang Tia Fu, puis a abandonné une carrière de concertiste internationale pour s’y consacrer.

corps et âme.

car en Chine, les traditions périclitent, les théiers séculaires les plus rares risquent de disparaître et le monde du thé d’exception se meurt au profit des thés industriels. elle, donne toute son énergie pour le sauver et le promouvoir. aujourd’hui, maître Tseng est assez contente. elle fait ce qu’elle voulait faire.

c’est en France qu’elle s’est installée en 1995 dans la première cave à thés au monde, la Maison des Trois Thés. la boutique recèle des crus d’exception, dont le plus ancien date de 1890. Maître Tseng vous y convie à des voyages : qu’ils soient blancs, jaunes, verts, rouges ou noirs, tous ses thés font partie du patrimoine culturel de Taïwan et de la Chine. reconnue par les grands chefs et les sommeliers, elle entame de nombreuses collaborations et s’associe à David Huang, confiturier Taiwanais. leur projet ? mettre en valeur les fruits de l’île au travers de confitures d’une qualité exceptionnelle.

et ces fruits, ils sont cueillis à maturité et très soigneusement sélectionnés : ils doivent répondre aux exigences de la cuisson et conserver leur fraîcheur. les confitures sont ensuite produites dans des chaudrons par seulement deux kilos afin de préserver toute la richesse en sucre du fruit. la quête d’excellence de maître Tseng et de David Huang les mène à ne travailler parfois qu’avec un seul producteur ou avec un seul arbre sur toute l’île de Taïwan.

alors, forcément, ces confitures sont rarissimes, précieuses. d’ailleurs les pots sont numérotés. et quand vous les ouvrez, attention. vous voilà à Taïwan, au milieu d’odeurs, de sons et de couleurs inconnus. oui, ces confitures ont toutes la saveur de l’enfance de maître Tseng, quelque chose d’irréel.

et pourtant, chez nous, elles sont belles et bien réelles. elles trônent là, à gauche en entrant. il n’y a plus qu’à choisir le parfum  de votre voyage : lychee sauvage, goyave rouge, goyave-fruit de la passion, mangue et mangue-ananas…la collection est limitée alors notre stock est limité. aux beaux jours, il faut s’armer de patience jusqu’à l’hiver suivant et la nouvelle collection. c’est dur mais c’est la loi de la nature.

heureusement, que toute l’année, pour se consoler, on peut se délecter de la sélection des 7 thés choisis pour nous, rien que pour nous, par maître Tseng. on est très très fiers et vous, vous êtes très très contents.

Maitre Tseng, l’artiste qui capture ses souvenirs d’enfance was last modified: novembre 9th, 2014 by sheenook
il semblerait que le restaurant
du 24 rue feydeau soit ouvert.