Emilie Sage, comme une éleveuse bio îslaise

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« je veux montrer aux consommateurs qu’élever des animaux en bio a du sens pour la qualité du produit et pour l’environnement. »  

le bio elle connaît. l’île d ’Yeu, aussi. elle y a grandi, Emilie.

son père Gérard était le prof de sciences naturelles du collège de l’île avant de développer un élevage de brebis et du maraîchage bio. elle, elle a quitté le caillou sauvage pour entrer au lycée. ensuite, elle a enseigné la biologie, puis elle a voyagé, elle s’est essayée au journalisme avant de se mettre à la communication institutionnelle.

à Nantes. l’île d’Yeu n’est pas si loin.

et l’idée d’une autre vie, à 17 km au large des côtes vendéennes, fait son chemin. un jour, avec mari et bébé, Emilie Sage saute le pas. adieu Nantes. Gérard prend sa retraite : elle prendra sa relève. son frère Julien au maraîchage bio, elle au troupeau.

finalement, elle fera tout comme son père, Emilie.

consciencieuse, elle passe un brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole en bio et se retrouve à la tête d’un troupeau de brebis élevées en semi plein air sur les pâturages de Ker Poiraud jusqu’aux landes du vieux château. au grand large, laine au vent.

le troupeau d’Emilie Sage compte près de 200 bêtes. des vendéennes en majorité, qui s’adaptent si bien à l’élevage extensif sur des terrains pauvres. et des solognotes, qui s’accommodent très bien des pâturages de landes sèches et les sous-bois.

des bêtes parfaites pour la nature de l’île d’Yeu donc.

ca tombe bien : la nature de l’île d’Yeu a bien besoin d’elles. leur pâturage permet d’éviter l’installation des espèces vivaces spontanées (ronciers, prunelliers, aubépine, ajonc … ) qui envahissent l’île au détriment des pelouses et landes rases. bref, les moutons de la ferme d’Emilie mènent un travail de résistance : ils luttent contre le développement anarchique de la végétation, nocif pour la faune et la flore de l’île d’Yeu, ils favorisent le maintien de la diversité écologique. merci à eux !

les agneaux sont maintenus avec leur mère pendant au moins 5 mois : pas de sevrage précoce, ils profitent au maximum de cette flore exceptionnelle. c’est le secret de leur viande savoureuse et fine.

et c’est en pièces détachées qu’ils sont commercialisés.

la peau, la laine, la viande, les abats. un réseau de tricoteuses confectionne des bonnets et des pulls qu’Emilie Sage vend au marché en même temps que la viande. à des habitués, des amis, des fans… un public de plus en plus large.

et vous alors ? justement, parlons-en : pour vous, Emilie nous livre de très beaux gigots au goût exceptionnel. et aussi de l’épaule, des carrés, de la selle, des côtes 1ères, de la poitrine, du collier… bref, la totale ! et s’il n’y en a plus en boutique quand vous venez, on passe commande. alors, heureux ?

Emilie Sage, comme une éleveuse bio îslaise was last modified: novembre 9th, 2014 by sheenook
il semblerait que le restaurant
du 24 rue feydeau soit ouvert.